Guyane

Il n’y a pas de texte définissant la frontière, sauf très localement
– les cours d’eau ont une attribution pour l’ensemble des bras du Maroni dans les bases hydrographiques de l’ONEMA (soit limitrophe, soit France, soit Brésil).
– l’Oyapok en fait partie avec les droits associés : de passer, de débarquer, etc..

Guyane-Brésil :

Mission Le Tourneau en juin-juillet 2015 :
Mesures GPS de 9 bornes de la frontière sud :
– 6 points ont pu être calculés au centimètre : BRN1, BRN2, BRN3, BRN4, BRN6, BRN7
– 3 au mètre : BRN62 (Point M6-3), BRN0 (point PTJ de trijonction), et BRN5

L’expédition a tâché de suivre la ligne de partage des eaux, figurée par la ligne verte épaisse sur la carte affichée ici, avec des surprises…Analyse en cours, donc.

Rappel:
Un Traité de 1897 (au MAE) soumet les différends à un arbitrage suisse validé par les 2 pays.
Commissions mixtes depuis 1955 :
– 2011 Belem (15-17 mars) : il n’y a aucun litige avec le Brésil
Souhaits pour densifier (10 km) le bornage de 1954-62 espacés de 40 km
(travail en attente de moyens)
– 1995 Paris
– 1982 sont validés au Journal Officiel, les textes « ligne de partage des eaux » accompagnés de cartes et bornes avec coordonnées astronomiques, dont le point triple « PTJ »
Les bornes figurent sur la Cartographie brésilienne « de la frontière » au 1 :400 000.

Guyane-Surinam :
Accord 1915 sur 20% de la frontière. Pas de Commission mixte depuis les années 30s et les négociations entre France et Pays-Bas poursuivies jusqu’à la veille de l’indépendance du Surinam. Des revendications persistent:
– zone entre Alitari, et Marouini, où la France a proposé au Surinam des droits d’exploitation conjointe.
– aux frontières maritimes , négociation sur les pour raccrocher la frontière fluviale au lit très complexe (mission SHOM 2013 pour recaler la ligne)
– Le point triple « PTJ » mesuré par les hollandais lors d’une mission Pays-Bas/ Brésil, figure en tant que point triple sur les documents brésiliens. Il avait été visité par le Commandant Richard, lors d’une mission française, mais la France, n’avait pas signé les documents techniques fournis par les hollandais. On peut penser que les Pays-Bas demandaient déjà dans l’accord global, la possibilité d’exploiter pour 30 ans la zone…